Chavez révolution venezuela socialisme bolivarien : Pas Touche Au Venezuela !
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mars 2010

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Pas Touche Au Venezuela




Notre campagne


La campagne internationale Pas touche au Venezuela ! organise la solidarité de la jeunesse et du mouvement ouvrier avec la révolution vénézuélienne. Elle est active dans plus d’une trentaine de pays.

C’est sur un arrière-fond de putsch et de soulèvement populaire que naît la campagne internationale de solidarité avec la révolution bolivarienne il y a maintenant 5 ans. Il y avait alors urgence. Le gouvernement bolivarien est assiégé de l’intérieur et de l’extérieur par l’impérialisme américain et sa cinquième colonne, l’oligarchie locale. L’Union européenne n’est pas en reste non plus car elle reconnaît tout de suite le coup d’état contre le gouvernement démocratiquement élu du Venezuela. Le soulèvement populaire animé par des millions de personnes, met fin à ce coup d’état.

Dans le reste du monde et à ce moment- là, la gauche en sa grande majorité est ou bien ignorante du processus de bouleversement social et politique profond au Venezuela, ou bien est très réticente à donner son appui à un mouvement et un gouvernement dirigé par un ancien militaire, Hugo Chavez en occurrence. Le monde de gauche hors de l’Amérique Latine frémit à peine quand Chavez est renversé par le coup d’état. L’isolement est encore grand. Mais cela va changer.

Sortir le Venezuela de l’isolement

L’enjeu du Venezuela est très grand. Les richesses pétrolières du Venezuela, un des plus grands exportateurs au monde sont naturellement convoitées par l’impérialisme. Mais ce qui effraye le plus Washington c’est l’exemple du changement social et politique dans son arrière-cour. Intolérable ! L’initiative de la campagne est partie de l’intellectuel de gauche britannique, Alan Woods et rédacteur en chef du site web www.marxist.com. Le cri de défense de la révolution devient vite en cri de ralliement. L’appel s’étend rapidement vers de secteurs plus amples de mouvement syndical, socialiste et communiste dans le monde entier.

Aujourd’hui cet appel s’est mué en véritable campagne internationale de solidarité avec le nouveau Venezuela. Actif dans 40 pays, ce mouvement se compare aux campagnes légendaires du temps du Nicaragua sandiniste et du Cuba de Fidel et du Che. La campagne s’étend des Etats Unis vers la Russie, du Pakistan et des Philippines au Maroc, de la Pologne jusqu’en Inde. Vous trouverez plus d’info sur www.handsoffvenezuela.org

Les objectifs que se donne la campagne sont : tout d’abord d’informer l’opinion publique mondiale et les organisations de gauche du processus de la révolution bolivarienne et de démonter systématiquement les médiamensonges à son sujet. La défendre la révolution bolivarienne contre ses ennemis extérieurs, l’impérialisme et intérieurs, la droite conservatrice fait partie également de ses activités. Ensuite viennent la solidarité avec la révolution bolivarienne dans le plus grand esprit d’unité, l’établissement de liens directs avec les mouvements populaires et la lutte pour la reconnaissance du nouveau syndicat, l’Union Nationale des Travailleurs, issu de la décomposition de l’ancien syndicalisme corrompu.

Développement de la campagne

Au rythme des nombreux soubresauts politiques de la révolution bolivarienne la campagne se développe. Quelques mois après le coup d’état d’avril 2002, la droite se lance dans un lock-out patronal dans la pire des traditions de l’interventionnisme de la CIA, comme au temps du gouvernement de la Unidad Popular au Chili au début des années 70. La campagne ‘Hands Off Venezuela’ dépêche des personnes sur place pour apporter la solidarité et rend compte en direct du formidable effort populaire pour maintenir le pays en marche. Quand la presse internationale parle de ‘grève générale’ contre Chavez, nous révélons comment les patrons ferment les entreprises, bloque l’approvisionnement d’aliments et de pétrole dont les revenus représentent la colonne vertébrale de l’économie.

Mais nous découvrons aussi comment les travailleurs de l’industrie pétrolière, la plus grande du pays, réussissent en appliquant le contrôle ouvrier non seulement à mettre fin au sabotage mais surtout à remettre l’industrie en marche. Car si il y a quelque chose qui caractérise bien la révolution au Venezuela, c’est le réveil à la politique, à la participation démocratique de ‘ceux d’en bas’. Avec Hugo Chavez, voilà le vrai moteur du changement au Venezuela. Naît alors un nouveau syndicat, l’UNT et une myriade d’autres organisations populaires. C’est en Grande Bretagne que des dirigeants représentant le renouveau syndical prennent pour la première fois la parole devant le congrès de la puissante TUC. A l’initiative de Hands Off Venezuela la TUC reconnaît l’UNT et décide d’établir des liens avec la révolution bolivarienne. Une percée importante qui fera des émules en Europe, en Australie, au Canada etc.

Les acteurs du processus en Europe

De dizaines de tournées sont organisés dans l’Amérique du Nord et en Europe avec des représentants des organisations populaires, étudiantes etc. qui soutiennent la révolution bolivarienne. Quand Chavez participe en Autriche à un sommet européen, la section local de ‘Hands Off ‘ réussit d’organiser un meeting avec le président de la république bolivarienne. 5000 personnes se pressent au centre de Vienne pour exprimer leur solidarité avec le pourfendeur de l’impérialisme. Présent à Londres quelques jours plus tard Hugo Chavez remerciera publiquement la campagne pour le travail réalisé. Lors de son programme dominical, ‘Alo Presidente’, Hugo Chavez avait déjà pris connaissance du bilan du travail de solidarité de la campagne de solidarité. "Manos Fuera de Venezuela ! Merci à tout les militants partout dans le monde qui soutiennent cette campagne, pour la liberté non seulement au Venezuela, mais du monde entier".

Cette reconnaissance vient aussi des dirigeants du mouvement ouvrier renouvelé. Orlando Chirino, coordinateur national de l’UNT n’hésite pas à déclarer que cette campagne "est la seule campagne significative à l’échelle mondiale. La vérité est que personne d’autres n’a fait ce que vous avez réalisé. Je considère très important les liens entre l’UNT et la campagne ‘Manos Fuera de Venezuela’."

Répondre aux médiamensonges

Des dizaines d’activités sont organisé pour informer l’opinion publique de la réalité du Venezuela révolutionnaire. Nous disposons de formidables outils : tout d’abord les grands acquis des réformes sociales dans la santé, l’éducation etc. financées par les bénéfices du pétrole, la très grande légitimité démocratique de Chavez - victoire électorale lors de plus de dix scrutins consécutifs, l’appui populaire actif, les expériences de démocratie participative et de contrôle ouvrier, le rejet du libre commerce et les liens étroits avec Cuba. Quelques exemples pour vous convaincre. L’ UNESCO a déclaré le Venezuela, territoire libre d’analphabétisme en novembre 2005. Le gouvernement a supprimé le droit d’inscription dans les écoles publiques, construit 650 nouvelles écoles et pris en charge 10.000 de plus. Il a crée l’Université bolivarienne qui accueille les secteurs populaires exclus jusqu’ici des études supérieures, où 400.000 jeunes étudient grâce à la Mission Sucre. Record historique, 12 millions de Vénézuéliens, près de la moitié de la population totale, étudient. Le nombre de foyers pauvres a baissé de 49% à 33%. A cela il faut ajouté l’accès gratuit aux soins (grâce à la Mission Barrio Adentro), à l’éducation, au logement. Le salaire minimum est passé de 36 dollars1996 à 238 dollars en 2006, soit une augmentation de 560% Ce bilan très partiel ne vaut-il pas notre solidarité ?

Premièrement la Révolution Bolivarienne nous apprend beaucoup. Elle nous montre ce qu’une politique basée sur la nationalisation des richesses naturelles et la redistribution de celles-ci pour des réformes sociales audacieuses est possible. Un autre monde est possible. Le Venezuela le montre !

Deuxièmement grâce à la redistribution des richesses il ne s’agit pas pour le mouvement de solidarité de récolter des fonds pour financer un dispensaire médical ou un pompe à eau. Confronté à cette question de la nature de la solidarité internationale, un dirigeant syndical vénézuélien répondait : "La meilleure solidarité que vous pouvez nous apporter est de créer dans vos propres pays les conditions qui ont rendu possible la révolution bolivarienne." C’est surtout le cas depuis que Hugo Chavez lors du Forum Social Mondial de Porto Alegre au Brésil a relancé le débat sur une alternative au capitalisme. "Je me suis trompé dit-il. Il n’existe pas de capitalisme à visage humain. Il n’existe pas de troisième voie. Le capitalisme doit être dépassé. Nous devons allez vers un socialisme du XXI ième siècle"

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Hugo Chavez, Le coup d’État de Carmona (2002) , Révolution bolivarienne, Socialisme, Ezequiel Zamora, Autogestion, Mission Robinson,
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